samedi 13 février 2010
Lorsque le groupe devient un lieu de soutien mutuel
Lorsqu’un groupe se forme à partir d’une tâche à réaliser, d’un apprentissage à faire ou même dans le but avoué de progresser dans son propre cheminement personnel, il n’y a pas d’intention ou de volonté explicite de former une communauté d’appartenance.
Il est possible que l’esprit de communauté émerge dans ces différents contextes. Ceux qui ont déjà vécus une expérience de cette sorte s’en souviennent fort probablement. Il existe un esprit de communauté dans un groupe lorsque les gens qui en font partie se sentent nourris, supportés et entendus par les autres et lorsque de tels liens de soutien mutuel vont au-delà des divergences personnelles.
On ne peut pas dire que toute insatisfaction liée aux besoins non satisfaits et aux conflits inhérents à la vie du groupe soit complètement effacée lorsque le groupe forme communauté. Ce que l’on peut affirmer cependant, c’est que les sujets concernant de telles situations ne seront pas occultés dans l’espace relationnel du groupe.
Notre groupe de ressourcement souhaite créer un esprit de communauté et promouvoir cet esprit dans l’ensemble du réseau du Focusing au Québec et dans la francophonie.
samedi 9 janvier 2010
Développer une pratique et un modèle pour le ressourcement en petit groupe

Le groupe qui se rencontre au 2275 Prieur Est à Montréal chaque 3e dimanche du mois est en fait un projet pilote. À partir des expériences que nous y faisons, il sera possible de développer un modèle permettant à toute personne intéressée par le principe de la rencontre de ressourcement en petit groupe, de démarrer son propre groupe. Nous avons maintenant, avec le site Web de Diffusion Focusing et son calendrier d’activité, la possibilité de créer un réseau et de faire connaître cette pratique partout au Québec et dans la francophonie.
Dans le groupe de ressourcement une bonne partie des outils utilisés proviennent des développements du Focusing depuis plus de 30 ans. Nous avons des exercices, des jeux et des modèles d’animation. En réalisant que toute cette richesse était disponible, j’ai pensé qu’il serait bon de la faire connaître. Un petit cahier est en préparation. Je pense pouvoir présenter le cahier et le modèle de développement coopératif du Focusing au Québec lors de la prochaine rencontre prévue à Stony Point sur le thème du «Focusing pour le mieux être de la communauté» (Community Wellness Focusing). Je pense aussi pouvoir offrir en mai ou en juin, une journée d’exploration sur le thème du modèle coopératif des groupes de ressourcement en Focusing au Québec.
Une belle année s’ouvre ainsi avec des projets vibrants, plein de vie et d’espoir pour les gens qui espèrent de meilleures connexions entre les humains. L’année 2010 s’annonce bien remplie mais j’ai l’intention de la commencer toute en douceur avec cette première escale qui aura lieu dimanche le 17 janvier 2010.
Il y a possibilité d’accueillir de nouvelles personnes dans le groupe, faites moi signe si vous êtes intéressés.
mardi 15 décembre 2009
Notre cercle de partage et de ressourcement
Cette situation nous a permis de clarifier quelques aspects de notre mode de fonctionnement que nous allons proposer en tant que nouvelles balises.
Le groupe de ressourcement pourrait commencer son fonctionnement lorsqu’il y a au moins trois participants. Lorsqu’il n’y a que deux personnes, elles pourront décider entre elles si elles veulent faire un échange ou partager une forme d’écoute quelconque ou simplement se rencontrer pour parler. Il n’y aura pas de coût associé pour le partage à deux.
Nous avons fait à deux un échange de Focusing incluant une pratique et une intégration de l’approche du «Domain Focusing» enseignée par Robert Lee.
Plusieurs éléments rapportés de notre expérience de la semaine de certification seront intégrés dans nos explorations de groupe dans les prochains mois. Notons en particulier les modèles proposés par Beatrice Blake pour l’intégration du Focusing et de la CNV.
Un million de cercles
La connexion entre les différents cercles de partage dans le monde permet de réaliser que nous faisons partie d’un vaste mouvement d’élargissement de la conscience.
Les indications qui sont données sur ce site pour la formation d’un cercle sont simples et facilement adaptables à toute forme de cercle.
Tout ce qui est requis en fait pour participer à un cercle est le désir de s’y rendre en étant en accord avec son principe de fonctionnement. Les cercles sont formés de manière autonome et chaque cercle détermine son propre mode de fonctionnement et ses propres balises.
Certaines indications de base pouvant aider au maintien du cercle sont toutefois présentées sur le site. Ces indications ont aidé plusieurs cercles à se développer d’une manière harmonieuse. Je vous présente les balises du cercle de partage dans un article distinct.
Les balises du cercle de partage
- Créer un cercle
- Considérer ce cercle comme un espace sacré
- Une seule personne à la fois s’exprime dans le cercle
- Chacun parle et écoute à partir du cœur
- La diversité des points de vue est encouragée et accueillie
- L’écoute se fait avec discernement et sans jugement
- Les ressources et l’animation sont partagées
- Le groupe s’entend sur la manière de prendre les décisions
- L’intention du groupe est de tendre vers le consensus pour ce qui concerne le mode de fonctionnement du groupe
- Chacun parle à partir de sa propre expérience en évitant de donner des conseils aux autres
- Lorsque le besoin s’en fait sentir ou en période de questionnement intense, proposer une pause et un retour à soi pour chaque participant qui retrouvera ainsi sa propre direction
- Les règles de confidentialité sont décidées et acceptées par le groupe et par chacun de ses membres
- Il est suggéré d’ouvrir et de fermer le cercle par un tour de parole permettant à chacun d’exprimer ce avec quoi il arrive au groupe et ce avec quoi il en repart
Plusieurs de ses balises peuvent ouvrir sur la création de modèles intégrant la pratique du Focusing et autres processus de l'Attention Inter Humaine (PAIH). Notons en particulier la pratique de la pause qui rejoint la pause révolutionnaire pratiquée dans nos groupes et la parole et l'écoute «à partir du coeur» qui encouragent l'intériorité dans la relation à soi et à l'autre.
mardi 3 novembre 2009
Se définir et expérimenter
- Pour certains participants, c'est d'abord et avant tout la création d'un espace circonscrit dans un temps prévu à l'avance et dans un lieu propice à l'intériorisation qui prime. Ils viennent pour se donner un temps de présence à soi et à l'autre et sont ouverts à l'exploration de différents modèles.
- Une participante, ayant expérimenté les groupes d'empathie issus de la CNV (communication non violente), a exprimé le désir d'introduire dans notre groupe quelque chose de ce modèle. Lorsqu'une personne souhaite explorer une problématique particulière liée à sa vie, le groupe tout entier lui offre alors un espace d'écoute (voir élaboration du modèle ci-après).
- Une autre personne du groupe a mentionné son intérêt à participer à ce genre de groupe par le fait qu'il s'y crée généralement un climat de solidarité. Les personnes qui participent au groupe de manière régulière cheminent ensemble et finissent par connaître les enjeux de chaque personne du groupe et la manière dont elle y fait face.
- L'importance du processus intérieur est reconnu par chaque personne du groupe. Il n'est toutefois pas nécessaire que ce processus intérieur soit essentiellement le Focusing.
Le temps passé ensemble nous a permis, en plus d'échanger sur le mode de fonctionnement du groupe, de faire un processus d'écoute intérieure à partir du modèle de la «maison d'accueil». Le processus a été lu par une des participantes, chacun a pu reconnaître ses invités et apprendre à mieux les connaître. Un partage a été fait à partir de ce qui a émergé pour chaque personne du groupe.
Dans un deuxième temps, le groupe a choisi d'offrir un espace d'écoute à une personne selon le modèle suggéré issu des groupes d'empathie de la CNV. Nous allons nommer ce modèle : La matrice d'écoute. La personne, étant en charge de son processus, exprime ses besoins au niveau des interventions. Une personne peut ainsi avoir besoin d'écoute silencieuse, de reflets, ou de reformulation. Elle peut également accepter l'utilisation de questions de type expérientiel (questions qui aident la personne à rester avec son expérience). Les interventions peuvent provenir de l'ensemble des membres ou de seulement certains d'entre eux, mais tous sont «écoutants» créant ainsi une matrice de sécurité et d'unité. La session d'écoute se déroule dans une période de temps fixée à l'avance par l'ensemble du groupe. La personne en processus peut, lorsqu'elle connaît le Focusing, utiliser cet outil.
La 3e rencontre, qui devait avoir lieu le 15 novembre est reportée d'une semaine, soit le 22 novembre car deux personnes du groupe vont à Stony Point pour la certification en Focusing.
L'esprit communautaire

Le mouvement vers l'esprit communautaire (MEC) est un regroupement de personnes qui apprennent l'esprit communautaire, le vivent et en témoignent, et contribuent ainsi à bâtir des milieux de vie où règnent le respect, la paix et l'harmonie.
Je participe depuis quelques mois aux activités du Mouvement pour le développement de l'Esprit de Communauté(MEC).Je dois dire que j'y ai rencontré des gens fort intéressants et qui ont quelque chose à m'apprendre. Je pense en particulier à Margaret Mac Cormack et à Thierry Roger. Margaret est, en ce moment, notre facilitatrice lors des rencontres de continuité et Thierry supporte l'organisation du MEC par son travail bénévole et par la publication de documents d'information en anglais et en français.Il a publié récemment un document intitulé Communitas et qui relate sa propre expérience du développement de l'esprit de communauté tout en donnant une information de base très intéressante sur le modèle créé par Scott Peck et dont découle l'organisation actuelle du MEC.
Le MEC existe au Québec depuis le début des années 1990 et plusieurs de ses membres ont été formés par le FCE (Foundation for Community Encouragement) initié par Scott Peck. L'organisation a été incorporée en 1997 en tant qu'organisme à but non lucratif. Dans le bulletin lettraMEC publié en 2004, on retrouve le compte rendu d'une importante réunion d'orientation dont les facilitatrices étaient Gina Censiose et Margaret Mac Cormack et à laquelle 19 personnes ont participées. Dans le mot de bienvenue de cette rencontre, Pierre Barbès, président, partage l'essence de sa démarche dans le cercle de continuité de la communauté:
Quand je nomme, en vous les partageant dans le cercle, les désirs, les attentes,les aspirations de mon coeur, parfois dans l'ordre et le désordre, souvant contradictoires, je nomme ce qui en moi est en attente d'unification. Je suis sur le chemin de l'unité de mon être, et de l'unité avec chacun/e de vous ici.
J'ai trouvé, dans le MEC un véritable réseau de soutien dans mes efforts pour créer un esprit de communauté dans l'organisation du Focusing et dans celle du Hakomi. C'est pourquoi je n'hésite pas à vous inviter à participer à au moins un atelier. En participant à un seul ADEC (atelier de développement de l'esprit communautaire), il est possible ensuite de rester en lien avec le groupe et de participer (sans frais) à toutes les rencontres de continuité.
Il est aussi important de noter que le coût de l'atelier est très raisonnable et qu'il est possible, selon la philosophie du MEC, d'obtenir un soutien financier pour y participer.

