mardi 3 novembre 2009

Se définir et expérimenter


Le groupe de ressourcement tente de se définir. Les 6 personnes présentes lors de la 2e rencontre (18 octobre) ont exprimés différents désirs et besoins.


  • Pour certains participants, c'est d'abord et avant tout la création d'un espace circonscrit dans un temps prévu à l'avance et dans un lieu propice à l'intériorisation qui prime. Ils viennent pour se donner un temps de présence à soi et à l'autre et sont ouverts à l'exploration de différents modèles.

  • Une participante, ayant expérimenté les groupes d'empathie issus de la CNV (communication non violente), a exprimé le désir d'introduire dans notre groupe quelque chose de ce modèle. Lorsqu'une personne souhaite explorer une problématique particulière liée à sa vie, le groupe tout entier lui offre alors un espace d'écoute (voir élaboration du modèle ci-après).

  • Une autre personne du groupe a mentionné son intérêt à participer à ce genre de groupe par le fait qu'il s'y crée généralement un climat de solidarité. Les personnes qui participent au groupe de manière régulière cheminent ensemble et finissent par connaître les enjeux de chaque personne du groupe et la manière dont elle y fait face.

  • L'importance du processus intérieur est reconnu par chaque personne du groupe. Il n'est toutefois pas nécessaire que ce processus intérieur soit essentiellement le Focusing.

Le temps passé ensemble nous a permis, en plus d'échanger sur le mode de fonctionnement du groupe, de faire un processus d'écoute intérieure à partir du modèle de la «maison d'accueil». Le processus a été lu par une des participantes, chacun a pu reconnaître ses invités et apprendre à mieux les connaître. Un partage a été fait à partir de ce qui a émergé pour chaque personne du groupe.


Dans un deuxième temps, le groupe a choisi d'offrir un espace d'écoute à une personne selon le modèle suggéré issu des groupes d'empathie de la CNV. Nous allons nommer ce modèle : La matrice d'écoute. La personne, étant en charge de son processus, exprime ses besoins au niveau des interventions. Une personne peut ainsi avoir besoin d'écoute silencieuse, de reflets, ou de reformulation. Elle peut également accepter l'utilisation de questions de type expérientiel (questions qui aident la personne à rester avec son expérience). Les interventions peuvent provenir de l'ensemble des membres ou de seulement certains d'entre eux, mais tous sont «écoutants» créant ainsi une matrice de sécurité et d'unité. La session d'écoute se déroule dans une période de temps fixée à l'avance par l'ensemble du groupe. La personne en processus peut, lorsqu'elle connaît le Focusing, utiliser cet outil.


La 3e rencontre, qui devait avoir lieu le 15 novembre est reportée d'une semaine, soit le 22 novembre car deux personnes du groupe vont à Stony Point pour la certification en Focusing.

L'esprit communautaire


Le mouvement vers l'esprit communautaire (MEC) est un regroupement de personnes qui apprennent l'esprit communautaire, le vivent et en témoignent, et contribuent ainsi à bâtir des milieux de vie où règnent le respect, la paix et l'harmonie.


Je participe depuis quelques mois aux activités du Mouvement pour le développement de l'Esprit de Communauté(MEC).Je dois dire que j'y ai rencontré des gens fort intéressants et qui ont quelque chose à m'apprendre. Je pense en particulier à Margaret Mac Cormack et à Thierry Roger. Margaret est, en ce moment, notre facilitatrice lors des rencontres de continuité et Thierry supporte l'organisation du MEC par son travail bénévole et par la publication de documents d'information en anglais et en français.Il a publié récemment un document intitulé Communitas et qui relate sa propre expérience du développement de l'esprit de communauté tout en donnant une information de base très intéressante sur le modèle créé par Scott Peck et dont découle l'organisation actuelle du MEC.

Le MEC existe au Québec depuis le début des années 1990 et plusieurs de ses membres ont été formés par le FCE (Foundation for Community Encouragement) initié par Scott Peck. L'organisation a été incorporée en 1997 en tant qu'organisme à but non lucratif. Dans le bulletin lettraMEC publié en 2004, on retrouve le compte rendu d'une importante réunion d'orientation dont les facilitatrices étaient Gina Censiose et Margaret Mac Cormack et à laquelle 19 personnes ont participées. Dans le mot de bienvenue de cette rencontre, Pierre Barbès, président, partage l'essence de sa démarche dans le cercle de continuité de la communauté:

Quand je nomme, en vous les partageant dans le cercle, les désirs, les attentes,les aspirations de mon coeur, parfois dans l'ordre et le désordre, souvant contradictoires, je nomme ce qui en moi est en attente d'unification. Je suis sur le chemin de l'unité de mon être, et de l'unité avec chacun/e de vous ici.

J'ai trouvé, dans le MEC un véritable réseau de soutien dans mes efforts pour créer un esprit de communauté dans l'organisation du Focusing et dans celle du Hakomi. C'est pourquoi je n'hésite pas à vous inviter à participer à au moins un atelier. En participant à un seul ADEC (atelier de développement de l'esprit communautaire), il est possible ensuite de rester en lien avec le groupe et de participer (sans frais) à toutes les rencontres de continuité.

Il est aussi important de noter que le coût de l'atelier est très raisonnable et qu'il est possible, selon la philosophie du MEC, d'obtenir un soutien financier pour y participer.

lundi 12 octobre 2009

La justice réparatrice


La justice réparatrice existe depuis plusieurs années dans le système correctionnel canadien. Elle incite les victimes, les délinquants et les membres de la collectivité touchés par la perpétration d'un crime à élaborer ensemble des solutions pour redresser le préjudice et restaurer l'harmonie.

La semaine de la justice réparatrice se déroulera du 15 au 22 novembre 2009. Des ateliers expérientiels ont été conçus pour être utilisés librement par les groupes confessionnels afin de permettre aux gens de mieux connaître les principes de justice réparatrice. Le premier atelier a été publié lors de la semaine de la justice réparatrice 2008 et un deuxième atelier est maintenant en ligne pour la semaine 2009.

De plus en plus d’établissements d’enseignement et de groupes sociaux s’intéressent à la justice réparatrice et considèrent que cette approche peut leur être utile pour régler des conflits et pour lutter contre l’intimidation entre étudiants ou toute autre forme d'agression entres individus.

Au Québec, des cercles restaurateurs en lien avec les principes de la CNV commencent à s'élaborer. Les cercles restaurateurs sont définis comme étant: «une réponse communautaire au conflit». Un cercle restaurateur peut être demandé et tenu concernant tout évènement ayant porté atteinte au bien-être de quelqu'un.

jeudi 8 octobre 2009

La maison d'accueil

Ce processus tout simple est basé sur la démarche d’Auto-Focusing d’Ann Weiser Cornell. Il est couramment utilisé en Afghanistan, dans les groupes de ressourcement initiés par Pat Omidian et Nina Joy Laurence selon le modèle du «community wellness Focusing». Dans ces groupes, le travail intérieur débute toujours par un balayage corporel. Une personne du groupe lit les étapes du processus. Chacun reconnait ses invités, les accueille et passe quelque temps à les ressentir et à les écouter puis les gens reviennent au groupe.

Il s’agit d’une sorte de reconnaissance de ce qui est présent en chacun plutôt que d’un processus formel de Focusing. Mais le processus peut être complété par un temps d'écoute et de partage sans qu'il soit nécessaire de donner les détails des situations portées par la personne.

Voici le processus simplifié:

1. Entrer à l’intérieur
2. Dire bonjour
3. Approfondir
4. Revenir


1. Entrer à l'intérieur, remarquer la présence d’invités

J’entre à l’intérieur
Je prends le temps d’être ici et maintenant dans un espace sécuritaire
Je ressens mon corps de l’extérieur et de l’intérieur
J’accueille mes invités et je leur permets de me laisser savoir qu’ils sont là
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2. Dire bonjour

Je remarque une présence…
Je dis bonjour à cet invité…
Je trouve la meilleure manière de décrire comment il est en moi, dans mon corps…
Je vérifie la description avec mon corps…
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3. Approfondir, apprendre à mieux connaître mes invités

Si ça me semble juste, je m’assoie avec mes invités pour mieux les connaître
Je ressens comment se sentent mes invités de leur propre point de vue…
J’en ressens l’humeur ou l’émotion…
Je laisse savoir à chacun que je l’entends…
Je l’invite à m’en apprendre un peu plus…
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4. Revenir

Je vois avec mes invités si nous approchons d’un moment propice à terminer
Je laisse savoir que je reste disponible et que je reviendrai…
Je remercie mon corps et chacun de mes invités
Je me prépare à revenir de l’intérieur vers ma présence ici

Le processus de la maison d'accueil a été utilisé à la rencontre du 20 septembre et il sera intégré à nos pratiques courantes. Chacun des membres du groupe pourra en faire la lecture à un moment ou à un autre et introduire ce processus dans toute forme de regroupement auxquel il participe lorsqu'il en aura l'occasion.

Si vous faites l'essai de ce processus dans un groupe, j'aimerais que vous m'écriviez un commentaire sur son utilisation et les résultats de votre expérience.

La pause révolutionaire

La pause révolutionaire consiste simplement à proposer, dans un groupe, un moment de silence à partager ensemble. Dans l'espace dont nous disposons, il est possible de s'allonger, de prendre des coussins ou une couverture. Notre temps de silence a été de 10 minutes, ce qui est un long moment pour partager du silence en groupe.

Ce temps peut varier selon les circonstances et être précédé d'une centration guidée invitant les gens à se déposer et à prendre contact avec le moment présent en ressentant leur présence et celle des autres.

Cette pratique du silence en groupe peut être introduite dans toute forme de réunion de personnes: classe, réunion familiale, comités et réunions. Elle peut être proposée à différents moments par toute personne faisant partie du groupe et devenir une pratique courante.

Si vous faites l'essai de ce processus dans un groupe, n'hésitez pas à nous faire part de votre expérience et de ses résultats.

dimanche 4 octobre 2009

Ajouter des rédacteurs au blog


Le blog des relations humaines est en évolution constante. Un nouveau groupe de ressourcement vient de débuter et l'évolution de ce groupe pourra être suivie sur ce blog sous la rubrique: groupe de ressourcement.

Le blog des relations humaines reste ouvert à d'autres types d'expériences et à d'autres rédacteurs. Si vous lisez ce blog et que vous avez le goût de partager une expérience vécue en groupe (ou toute expérience relationnelle) et d'en recevoir le feedback des lecteurs, je vous invite à communiquer avec moi. Je me ferai un plaisir de vous inscrire en tant que rédacteur du blog.

Pour ma part, j'aime bien cette convivialité de l'expérience où chacun peut apporter un aspect différent des processus de groupe et de l'expérience sociale ou intime (amitié, couple, famille, etc.).

Pause et acceuil


La première rencontre du groupe de ressourcement s'est faite en toute intimité. Nous n'étions que quatre.

Un des premiers buts du groupe de ressourcement est que chacun puisse explorer son monde intérieur sans être seul. Afin de faciliter cette attention aux processus internes, nous proposons la relaxation, le dégagement d'espace ou autre forme de centration, le silence, le Focusing et le partage.

Selon Mary Hendricks, le Focusing est une force de paix qui libère les gens du cadre trop restreint des modèles établis, des rôles culturels et des idéologies. Cette libération s'effectue en faisant une pause par rapport aux situations vécues et en créant un espace qui permet la formation d'un sens corporel d'où proviendront de nouvelles étapes d'action. Le groupe de ressourcement propose l'exploration de différents outils qui permettront éventuellement d'introduire, dans le tissu social, des moments d'attention à soi et à la situation vécue au moment présent.

Les outils explorés lors de cette rencontre sont:


Ces deux outils sont décrits dans des articles séparés.