lundi 12 octobre 2009

La justice réparatrice


La justice réparatrice existe depuis plusieurs années dans le système correctionnel canadien. Elle incite les victimes, les délinquants et les membres de la collectivité touchés par la perpétration d'un crime à élaborer ensemble des solutions pour redresser le préjudice et restaurer l'harmonie.

La semaine de la justice réparatrice se déroulera du 15 au 22 novembre 2009. Des ateliers expérientiels ont été conçus pour être utilisés librement par les groupes confessionnels afin de permettre aux gens de mieux connaître les principes de justice réparatrice. Le premier atelier a été publié lors de la semaine de la justice réparatrice 2008 et un deuxième atelier est maintenant en ligne pour la semaine 2009.

De plus en plus d’établissements d’enseignement et de groupes sociaux s’intéressent à la justice réparatrice et considèrent que cette approche peut leur être utile pour régler des conflits et pour lutter contre l’intimidation entre étudiants ou toute autre forme d'agression entres individus.

Au Québec, des cercles restaurateurs en lien avec les principes de la CNV commencent à s'élaborer. Les cercles restaurateurs sont définis comme étant: «une réponse communautaire au conflit». Un cercle restaurateur peut être demandé et tenu concernant tout évènement ayant porté atteinte au bien-être de quelqu'un.

jeudi 8 octobre 2009

La maison d'accueil

Ce processus tout simple est basé sur la démarche d’Auto-Focusing d’Ann Weiser Cornell. Il est couramment utilisé en Afghanistan, dans les groupes de ressourcement initiés par Pat Omidian et Nina Joy Laurence selon le modèle du «community wellness Focusing». Dans ces groupes, le travail intérieur débute toujours par un balayage corporel. Une personne du groupe lit les étapes du processus. Chacun reconnait ses invités, les accueille et passe quelque temps à les ressentir et à les écouter puis les gens reviennent au groupe.

Il s’agit d’une sorte de reconnaissance de ce qui est présent en chacun plutôt que d’un processus formel de Focusing. Mais le processus peut être complété par un temps d'écoute et de partage sans qu'il soit nécessaire de donner les détails des situations portées par la personne.

Voici le processus simplifié:

1. Entrer à l’intérieur
2. Dire bonjour
3. Approfondir
4. Revenir


1. Entrer à l'intérieur, remarquer la présence d’invités

J’entre à l’intérieur
Je prends le temps d’être ici et maintenant dans un espace sécuritaire
Je ressens mon corps de l’extérieur et de l’intérieur
J’accueille mes invités et je leur permets de me laisser savoir qu’ils sont là
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2. Dire bonjour

Je remarque une présence…
Je dis bonjour à cet invité…
Je trouve la meilleure manière de décrire comment il est en moi, dans mon corps…
Je vérifie la description avec mon corps…
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3. Approfondir, apprendre à mieux connaître mes invités

Si ça me semble juste, je m’assoie avec mes invités pour mieux les connaître
Je ressens comment se sentent mes invités de leur propre point de vue…
J’en ressens l’humeur ou l’émotion…
Je laisse savoir à chacun que je l’entends…
Je l’invite à m’en apprendre un peu plus…
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4. Revenir

Je vois avec mes invités si nous approchons d’un moment propice à terminer
Je laisse savoir que je reste disponible et que je reviendrai…
Je remercie mon corps et chacun de mes invités
Je me prépare à revenir de l’intérieur vers ma présence ici

Le processus de la maison d'accueil a été utilisé à la rencontre du 20 septembre et il sera intégré à nos pratiques courantes. Chacun des membres du groupe pourra en faire la lecture à un moment ou à un autre et introduire ce processus dans toute forme de regroupement auxquel il participe lorsqu'il en aura l'occasion.

Si vous faites l'essai de ce processus dans un groupe, j'aimerais que vous m'écriviez un commentaire sur son utilisation et les résultats de votre expérience.

La pause révolutionaire

La pause révolutionaire consiste simplement à proposer, dans un groupe, un moment de silence à partager ensemble. Dans l'espace dont nous disposons, il est possible de s'allonger, de prendre des coussins ou une couverture. Notre temps de silence a été de 10 minutes, ce qui est un long moment pour partager du silence en groupe.

Ce temps peut varier selon les circonstances et être précédé d'une centration guidée invitant les gens à se déposer et à prendre contact avec le moment présent en ressentant leur présence et celle des autres.

Cette pratique du silence en groupe peut être introduite dans toute forme de réunion de personnes: classe, réunion familiale, comités et réunions. Elle peut être proposée à différents moments par toute personne faisant partie du groupe et devenir une pratique courante.

Si vous faites l'essai de ce processus dans un groupe, n'hésitez pas à nous faire part de votre expérience et de ses résultats.

dimanche 4 octobre 2009

Ajouter des rédacteurs au blog


Le blog des relations humaines est en évolution constante. Un nouveau groupe de ressourcement vient de débuter et l'évolution de ce groupe pourra être suivie sur ce blog sous la rubrique: groupe de ressourcement.

Le blog des relations humaines reste ouvert à d'autres types d'expériences et à d'autres rédacteurs. Si vous lisez ce blog et que vous avez le goût de partager une expérience vécue en groupe (ou toute expérience relationnelle) et d'en recevoir le feedback des lecteurs, je vous invite à communiquer avec moi. Je me ferai un plaisir de vous inscrire en tant que rédacteur du blog.

Pour ma part, j'aime bien cette convivialité de l'expérience où chacun peut apporter un aspect différent des processus de groupe et de l'expérience sociale ou intime (amitié, couple, famille, etc.).

Pause et acceuil


La première rencontre du groupe de ressourcement s'est faite en toute intimité. Nous n'étions que quatre.

Un des premiers buts du groupe de ressourcement est que chacun puisse explorer son monde intérieur sans être seul. Afin de faciliter cette attention aux processus internes, nous proposons la relaxation, le dégagement d'espace ou autre forme de centration, le silence, le Focusing et le partage.

Selon Mary Hendricks, le Focusing est une force de paix qui libère les gens du cadre trop restreint des modèles établis, des rôles culturels et des idéologies. Cette libération s'effectue en faisant une pause par rapport aux situations vécues et en créant un espace qui permet la formation d'un sens corporel d'où proviendront de nouvelles étapes d'action. Le groupe de ressourcement propose l'exploration de différents outils qui permettront éventuellement d'introduire, dans le tissu social, des moments d'attention à soi et à la situation vécue au moment présent.

Les outils explorés lors de cette rencontre sont:


Ces deux outils sont décrits dans des articles séparés.

jeudi 3 septembre 2009

Groupe de ressourcement


Le groupe de ressourcement est un modèle issu de la pratique du Focusing. Eugene T. Gendlin avait déjà initié, dès le début des années 60, alors qu'il enseignait à l'Université de Chicago, la formation d'un groupe ayant pour but le ressourcement entre pairs.

Dans un groupe de ressourcement, il n'y a pas de spécialiste et les habiletés d'écoute et de Focusing (processus intérieur) sont pratiquées par tous. Chaque personne offre de l'écoute et chaque personne en reçoit.

Voici la réflexion publiée en 1968 et à partir de laquelle le premier groupe de ressourcement a vu le jour:

«Si chacun a besoin de relation intime et si chacun souhaite avoir quelqu'un qui soit disponible pour l'écouter lorsqu'il a besoin de travailler une situation qui manque de clarté, pourquoi alors ne pas construire des rôles et des temps à même le tissu social?»

Des groupes, inspirés de ce modèle, existent aujourd'hui un peu partout dans le monde. Chaque groupe défini ses propres règles et son propre mode de fonctionnement.

Selon Gendlin, le Focusing est un dialogue entre la pensée et le corps. Ce dialogue a besoin d'être porté et soutenu et il est plus facile d'y parvenir en étant accompagné par une personne dont le rôle est précisément de «porter» et «soutenir» le processus intérieur sans y interférer. Le groupe de ressourcement crée un climat propice à cet acte d'écoute de soi.

Le groupe de ressourcement se tiendra au 2275 Prieur Est, dans le quartier Ahuntsic à Montréal, le 3e dimanche de chaque mois en après-midi. Il débute le 20 septembre 2009 à 13H30. Veuillez nous contacter par courriel (Solange St-Pierre) pour plus d'information. Une contribution de $15,00 par personne est suggérée et il est possible de compléter les apprentissages de ce groupe par une formation de base en Focusing qui aura lieu au même endroit en avant midi.

samedi 25 juillet 2009

Ça n'a pas d'importance


Aujourd’hui, j’ai le goût de vous transmettre un texte de mère Teresa de Calcutta.

On peut dire que cette femme exceptionnelle a fait elle-même l’objet de nombreuses controverses, entre autre par ses positions contre l’avortement et la contraception et par ses liens présumés avec certaines personnalités controversées.

Mère Teresa était-elle en lien avec la droite réactionnaire? C’est ce qu’affirme Christopher Hitchens dans un livre publié en 1996.

Je salue toutefois le dynamisme et le courage de cette femme qui n’avait pas peur d’aller au bout de ses convictions. Je salue également sa persévérance et son don pour l’organisation et pour la création de communautés.

Mère Teresa a reçu le prix Nobel de la paix en 1979 et elle a été béatifiée en 2003. Voici son message :



Ça n’a pas d’importance


«L’être humain est insensé, illogique, égocentrique.
Ça n’a pas d’importance, aime-le!

Si tu fais le bien, on t’attribuera peut-être des intentions égoïstes.
Ça n’a pas d’importance, fais-le!

Si tu réalises tes objectifs, tu trouveras de faux amis et de vrais ennemis.
Ça n’a pas d’importance, réalise-les!

Le bien que tu fais sera peut-être oublié dès demain.
Ça n’a pas d’importance, fais-le!

L’honnêteté et la sincérité te rendent vulnérable.
Ça n’a pas d’importance, sois sincère et honnête!

Ce que tu as mis des années à construire pourra être détruit en un instant.
Ça n’a pas d’importance, construits!

Si tu aides les gens, ils se fâcheront peut-être contre toi.
Ça n’a pas d’importance, aides-les!

Donne au monde le meilleur de toi-même en sachant qu’il te maltraitera peut-être.
Ça n’a pas d’importance, donnes-le quand même!»