samedi 8 mai 2010

Un blog à soi

Depuis un peu plus d’un an maintenant j’ai commencé à écrire sur les blogs. Le blog des relations humaines a été ma première création et je dirais aujourd’hui que c’est une belle aventure. La gestion d’un blog sur blogger est facile. De nouveaux outils s’ajoutent pour nous permettre toujours plus de polyvalence dans la mise en page.

J’ai été invitée dernièrement à participer à différents groupes d’intérêts où il est possible de publier des commentaires. Je me suis abonnée à Facebook, au Focusing Town House et à deux groupes Google : celui pour les Cercles Restaurateurs et celui pour un groupe d’intérêt Focusing/CNV. À part mettre ma photo et mon nom, je n’ai pas vraiment été tentée de publier dans cette forme. Je ne sais pas si c’est la question linguistique qui me bloque. Pratiquement tous les groupes auxquels j’ai eu accès étaient anglophones. Même si plusieurs des participants sont francophones, ils écrivent tous en anglais. J’aimerais pouvoir échanger avec d’autres personnes intéressées par les relations humaines et pouvoir le faire en français.

Pour le moment, je ne peux que constater l’utilité du blog pour «être entendue». J’envoie un ou deux articles par mois. Plusieurs personnes prennent connaissance des articles mais il y a très peu de commentaires et encore moins d’échanges soutenus. Cependant, lorsque je rencontre les gens dans les différents groupes dont je fais partie, ils me disent avoir lu les articles. Je reçois aussi, de temps à autre, un message personnel par courriel en réponse à un article publié sur le blog. Pour plusieurs personnes, il est en effet très difficile de publier publiquement un commentaire.

C’est dommage mais c’est comme ça. Et je continue parce que, globalement, l’expérience est positive.

mercredi 14 avril 2010

À pas de Loup

Notre groupe avance à pas de loup. Il progresse en ce moment vers la création d’une véritable communauté de soutien. Lors de la dernière rencontre (21 mars), l’esprit de collaboration, l’esprit d’initiative et l’esprit de communauté étaient présents tout au cours de la journée.

J’ai d’abord apprécié cette offre de l’une des participantes de nous guider dans un processus intérieur sur le thème du loup. À partir d’une légende amérindienne, nous sommes allées à la rencontre du loup blanc et du loup sombre en nous. Cette métaphore illustrait admirablement la notion des différentes parties de soi et la manière, particulière au Focusing, de travailler à partir de cette notion qui était le thème d’étude de la matinée.

Dans la légende, le loup sombre représente nos parties souffrantes (colère, envie, jalousie, tristesse, arrogance, etc.) et le loup blanc nos parties lumineuses (joie, paix, amour, espérance, humilité, etc.). Par le processus guidé, nous pouvons rejoindre ces parties en nous, voir la manière dont elles se manifestent et, en y portant attention, en apprendre quelque chose de nouveau.

L’après midi s’est déroulée en trois temps : un temps de silence, un temps de partage où chaque personne a pu déposer ce qui était vivant en elle et un temps de discussion sur la manière dont nous souhaitons nous organiser pour mieux vivre ensemble et pour que le groupe soit pleinement nourrissant.

Le temps de silence nous a permis d’intégrer l’enseignement, le processus guidé (celui des deux loups) et nos échanges de l’heure du lunch. J’ai simplement donné ensuite quelques indications permettant à chacune de parler à partir de ce qu’elle vivait ou ressentait au moment présent et de s’exprimer lorsqu’elle se sentait prête à le faire. Les temps de silence entre les partages étaient respectés. Les partages étaient reçus sans interventions, simplement déposés dans le groupe et tous faits à partir du contact profond avec l’espace intérieur propre au Focusing.

La dernière partie de la journée a été consacrée à un échange sur notre mode de fonctionnement. Cet échange très riche nous a permis d’ajouter la pratique de la formation de communauté à notre répertoire de processus structurants.

À pas de loup…

Quelle belle façon d’avancer!

jeudi 18 mars 2010

Le rôle du facilitateur dans un processus de groupe

La principale qualité requise pour mener à bien l’animation d’un processus groupe est la capacité, pour une personne, de rester ancrée et présente. Il est possible d’offrir un modèle de fonctionnement, un processus ou une structure (il en existe plusieurs) tout en restant à l’écoute du climat du groupe et des besoins des gens.

À la limite, lorsque le groupe possède une bonne connaissance du mode de fonctionnement et des processus, le rôle du facilitateur se fait extrêmement discret, le groupe est alors soutenu par une présence intangible, celle de l’esprit de communauté. Dans ce climat, chacun perçoit ce qui se vit au moment présent et la continuité du processus est portée par l’ensemble des participants qui sont co-responsables.

Dans un groupe autogéré, chaque participant est facilitateur à tour de rôle. Dans plusieurs types de processus, tel celui du mouvement vers l’esprit communautaire et celui des cercles restaurateurs, deux facilitateurs peuvent se partager la tâche.

Il existe actuellement au Québec quelques organisations offrant des formations de facilitateur de processus de groupe et il est particulièrement intéressant de découvrir, au-delà des particularités des processus, un enseignement qui se recoupe au niveau des valeurs de base :

CLARTÉ******AUTHENTICITÉ******HUMILITÉ******CRÉATIVITÉ

L’histoire est à suivre car nous souhaitons, dans le développement du réseau des groupes de ressourcement en Focusing et autres Processus de l’Attention Inter Humaine (PAIH), élaborer et perfectionner le rôle du facilitateur afin qu’il soit mieux compris et plus facilement transmissible dans ces caractéristiques fondamentales.

samedi 13 février 2010

Lorsque le groupe devient un lieu de soutien mutuel

Il est tout à fait possible de faire partie d’un groupe qui se rencontre sur une longue période sans aucunement éprouver le sentiment d’être relié aux gens qui en font partie.

Lorsqu’un groupe se forme à partir d’une tâche à réaliser, d’un apprentissage à faire ou même dans le but avoué de progresser dans son propre cheminement personnel, il n’y a pas d’intention ou de volonté explicite de former une communauté d’appartenance.

Il est possible que l’esprit de communauté émerge dans ces différents contextes. Ceux qui ont déjà vécus une expérience de cette sorte s’en souviennent fort probablement. Il existe un esprit de communauté dans un groupe lorsque les gens qui en font partie se sentent nourris, supportés et entendus par les autres et lorsque de tels liens de soutien mutuel vont au-delà des divergences personnelles.

On ne peut pas dire que toute insatisfaction liée aux besoins non satisfaits et aux conflits inhérents à la vie du groupe soit complètement effacée lorsque le groupe forme communauté. Ce que l’on peut affirmer cependant, c’est que les sujets concernant de telles situations ne seront pas occultés dans l’espace relationnel du groupe.

Notre groupe de ressourcement souhaite créer un esprit de communauté et promouvoir cet esprit dans l’ensemble du réseau du Focusing au Québec et dans la francophonie.

samedi 9 janvier 2010

Développer une pratique et un modèle pour le ressourcement en petit groupe


Lors de ma participation à la semaine de certification de l’Institut de Focusing à Stony Point, j’ai eu l’occasion de préciser mon projet en lien avec la pratique, en petits groupes, du Focusing et autres Processus de l’Attention Inter Humaine (PAIH).

Le groupe qui se rencontre au 2275 Prieur Est à Montréal chaque 3e dimanche du mois est en fait un projet pilote. À partir des expériences que nous y faisons, il sera possible de développer un modèle permettant à toute personne intéressée par le principe de la rencontre de ressourcement en petit groupe, de démarrer son propre groupe. Nous avons maintenant, avec le site Web de Diffusion Focusing et son calendrier d’activité, la possibilité de créer un réseau et de faire connaître cette pratique partout au Québec et dans la francophonie.

Dans le groupe de ressourcement une bonne partie des outils utilisés proviennent des développements du Focusing depuis plus de 30 ans. Nous avons des exercices, des jeux et des modèles d’animation. En réalisant que toute cette richesse était disponible, j’ai pensé qu’il serait bon de la faire connaître. Un petit cahier est en préparation. Je pense pouvoir présenter le cahier et le modèle de développement coopératif du Focusing au Québec lors de la prochaine rencontre prévue à Stony Point sur le thème du «Focusing pour le mieux être de la communauté» (Community Wellness Focusing). Je pense aussi pouvoir offrir en mai ou en juin, une journée d’exploration sur le thème du modèle coopératif des groupes de ressourcement en Focusing au Québec.

Une belle année s’ouvre ainsi avec des projets vibrants, plein de vie et d’espoir pour les gens qui espèrent de meilleures connexions entre les humains. L’année 2010 s’annonce bien remplie mais j’ai l’intention de la commencer toute en douceur avec cette première escale qui aura lieu dimanche le 17 janvier 2010.

Il y a possibilité d’accueillir de nouvelles personnes dans le groupe, faites moi signe si vous êtes intéressés.

mardi 15 décembre 2009

Notre cercle de partage et de ressourcement


Le groupe de ressourcement en Focusing et autres Processus de l’Attention Inter Humaine (PAIH) poursuit son développement. Il en sera à sa quatrième rencontre le 20 décembre. La rencontre du mois de novembre a été déplacée du 15 au 22 novembre à cause de la semaine de Certification de l’Institut de Focusing à laquelle participaient trois personnes de notre groupe à Stony Point. Le déplacement de cette rencontre nous a déstabilisé et nous nous somme retrouvées à deux personnes seulement pour la rencontre.

Cette situation nous a permis de clarifier quelques aspects de notre mode de fonctionnement que nous allons proposer en tant que nouvelles balises.

Le groupe de ressourcement pourrait commencer son fonctionnement lorsqu’il y a au moins trois participants. Lorsqu’il n’y a que deux personnes, elles pourront décider entre elles si elles veulent faire un échange ou partager une forme d’écoute quelconque ou simplement se rencontrer pour parler. Il n’y aura pas de coût associé pour le partage à deux.

Nous avons fait à deux un échange de Focusing incluant une pratique et une intégration de l’approche du «Domain Focusing» enseignée par Robert Lee.

Plusieurs éléments rapportés de notre expérience de la semaine de certification seront intégrés dans nos explorations de groupe dans les prochains mois. Notons en particulier les modèles proposés par Beatrice Blake pour l’intégration du Focusing et de la CNV.

Un million de cercles

J’ai découvert, par le biais de la liste de discussion de l’Institut de Focusing, un site Web qui regroupe et fait la promotion de la pratique des cercles de partage partout dans le monde. L’organisation a été fondée aux États-unis par un groupe de femmes croyant en la puissance du cercle de partage comme force de changement au niveau mondial. Le cercle est un outil de connexion et de coopération procurant un support à chacun de ses membres dans la recherche de sa propre voie tout en permettant la création d’une culture de l’égalité entre les personnes et entre les communautés.

La connexion entre les différents cercles de partage dans le monde permet de réaliser que nous faisons partie d’un vaste mouvement d’élargissement de la conscience.

Les indications qui sont données sur ce site pour la formation d’un cercle sont simples et facilement adaptables à toute forme de cercle.

Tout ce qui est requis en fait pour participer à un cercle est le désir de s’y rendre en étant en accord avec son principe de fonctionnement. Les cercles sont formés de manière autonome et chaque cercle détermine son propre mode de fonctionnement et ses propres balises.

Certaines indications de base pouvant aider au maintien du cercle sont toutefois présentées sur le site. Ces indications ont aidé plusieurs cercles à se développer d’une manière harmonieuse. Je vous présente les balises du cercle de partage dans un article distinct.